la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

3 facteurs de succès à la suite d’une acquisition : le cas de St-Hubert

Lors de son passage à la Chambre le 14 février dernier, Pierre Rivard, président du Groupe St-Hubert, a expliqué comment l’acquisition de l’entreprise par Cara a contribué à son succès et à son développement.

En mars 2016, l’annonce de l’acquisition du fleuron québécois par les Entreprises Cara ltée a créé une onde de choc. Pourquoi vendre alors que tout semblait bien aller ?

Voici trois leçons à tirer de l’expérience St-Hubert.

Partir à la conquête de nouveaux marchés

La volonté d’assurer la croissance de son entreprise est une bonne raison de penser à s’associer à une plus grande organisation. Avec les changements technologiques et les nouvelles pratiques d’affaires, plusieurs PME ont de la difficulté à assurer leur croissance au-delà du marché local. L’alliance de St-Hubert avec Cara a permis à l’entreprise d’ouvrir des succursales en Ontario et au Nouveau-Brunswick, d’informatiser son réseau et de varier le nombre et les types de services offerts en ligne. Depuis la fusion, M. Rivard se dit satisfait du développement de l’entreprise et reste concentré sur deux objectifs : la pérennité et la croissance.

Assurer la pérennité

Contrairement à la croyance populaire, vendre son entreprise n’est pas synonyme d’une mauvaise santé financière. Dans des secteurs hautement concurrentiels tels que la restauration, où le taux de survie est de 29 % après cinq ans, utiliser ses atouts et son expertise en s’alliant avec un plus grand joueur peut être une stratégie gagnante. C’est ainsi que Cara a réussi à percer le marché québécois grâce à St-Hubert, qui, en contrepartie, a su se démarquer par son expertise et sa solide connaissance du marché local.

St-Hubert a su faire ses preuves et gagner la confiance de Cara. Actuellement, Cara confie à l’entreprise québécoise le mandat d’assurer la gestion, le marketing et l’expansion de la bannière Harvey’s dans l’ensemble du Québec. Qui l’aurait cru il y a un an?

« C’est unique au Québec d’avoir [une bannière] qui a ces responsabilités. Les Québécois ont des habitudes différentes, alors Cara utilise notre succès et l’expertise de l’équipe en place pour assurer la croissance de l’entreprise. »

- Pierre Rivard, président du Groupe St-Hubert.

Diversifier ses activités

Développer une stratégie de diversification des activités est une autre bonne raison de vendre. Dans le cas de St-Hubert, l’entreprise cherchait à diversifier ses activités de vente et à percer le secteur du commerce de détail. Son alliance avec Cara lui a permis non seulement d’élargir son éventail d’activités (restauration, service traiteur, commerce de détail, fabrication alimentaire), mais aussi d’augmenter considérablement sa rentabilité. Aujourd’hui, l’entreprise offre plus de 130 variétés de produits alimentaires en épicerie et s’apprête à aller sur le marché de la restauration rapide.

« St-Hubert Express jumelé avec Harvey’s, ça nous donne l’occasion d’aller dans de petits marchés où on n’aurait pas pu aller. »

- Pierre Rivard, président du Groupe St-Hubert.

En affaires, il faut oser! L’acquisition peut être un choix audacieux pour assurer la croissance et la survie de votre entreprise. La réussite de cette stratégie dépend avant tout de l’acheteur avec qui vous ferez affaire. Vous devez vous unir à un allié fort, qui saura reconnaître votre expertise pour vous ouvrir de nouvelles perspectives. Du moins, c’est ce que l’expérience de St-Hubert nous démontre.

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