la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Étude de cas : Spiria vous parle de ses quatre acquisitions

Spiria est une PME montréalaise spécialisée dans le développement de logiciels sur mesure. Ses deux enjeux majeurs? Diversifier ses marchés pour réduire ses risques et recruter des talents stratégiques, en contexte de pénurie de main-d’œuvre. C’est ce qui a motivé l’entreprise à réaliser des acquisitions. Partage d’expérience et de conseils avec Luc Gagnon, directeur des finances de Spiria.

Quatre acquisitions en six ans

« En 2012, 95 % de notre chiffre d’affaires était concentré sur deux clients », confie Luc. Face à ce constat, la PME décide alors de diversifier ses parts de marché en faisant quatre acquisitions en l’espace de six ans : Montréal en 2011, Gatineau en 2014, Toronto et Boston en 2017. Résultat? Spiria a conservé ses deux clients piliers, mais ceux-ci ne représentent aujourd’hui que 35 % de son chiffre d’affaires.

Toronto : cap sur un marché stratégique

Malgré la proximité avec le marché ontarien, la division de l’entreprise basée à Gatineau ne parvenait pas à obtenir des contrats avec des clients de Toronto, ces derniers choisissant toujours des acteurs locaux. L’acquisition de 2017 a justement permis à Spiria de percer enfin ce nouveau marché.

Des talents qui enrichissent le savoir-faire de l’entreprise

En situation de plein emploi, plus particulièrement dans le domaine des technologies de l’information, l’acquisition s’est trouvée à être une avenue très intéressante, selon Spiria, pour accéder à un nouveau bassin de développeurs informatiques : « Lorsqu’on souhaite ouvrir un poste, on peut le faire aussi bien à Montréal qu’à Gatineau ou à Toronto », explique Luc.

Apprendre de ses erreurs

« Parmi les quatre acquisitions qu’on a faites, trois ont été un succès, une a été un échec », observe le directeur des finances de Spiria. Cet échec, c’est celui de Boston, la dernière opération réalisée par la PME. Le motif? Une divergence de vues entre les deux organisations sur la manière de faire du développement d’affaires. Luc retient deux choses de cette expérience : « Ne jamais tomber en amour avec le deal » et bien évaluer la compatibilité entre les équipes de direction et d’exploitation qui seront appelées à travailler ensemble à la suite de l’acquisition.

L’acquisition est une stratégie de croissance efficace pour cette entreprise montréalaise, qui compte poursuivre sur cette voie-là : « Plus l’entreprise grandit, plus notre crédibilité augmente et plus nous obtenons de contrats », conclut Luc.

Cette vidéo a été réalisée en collaboration avec Services Québec de l’Île-de-Montréal et le ministère de l’Économie, des Sciences et de l’Innovation dans le cadre de l’initiative Acquisition, coprésentée par lFonds de solidarité FTQ et Osler Avocats.