la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Trois éléments à retenir du passage de Jean-Philippe Courtois à la Chambre

« La question n’est pas de savoir s’il va y avoir une transformation numérique, mais plutôt quand et comment nous allons procéder. » Cette phrase de Jean-Philippe Courtois, prononcée dès le début de son allocution à la Chambre dans le cadre de la série Leaders internationaux, donnait le ton : la quatrième révolution industrielle est déjà amorcée. Le président de Microsoft International est venu exposer pendant 45 minutes sa vision du numérique et de l’intelligence artificielle devant 300 spectateurs réunis sous le chapiteau du Cirque du Soleil, dans le Vieux-Port, le 15 mai dernier. Voici comment Microsoft joue un rôle dans cette nouvelle révolution.

Une transformation en quatre phases

La transformation numérique s’observe sous quatre volets :

  • Communiquer avec les clients, phase durant laquelle les entreprises développent de meilleurs produits de concert avec les attentes et besoins de leur clientèle
  • Outiller les employés, phase où l’on offre à ses employés des outils qui stimulent l’innovation, la collaboration et la productivité
  • Optimiser les opérations, pour restructurer le service à la clientèle, en introduisant des améliorations en continu et en temps réel dans son offre de service
  • Transformer les produits, phase où les entreprises réinventent leurs produits, services et modèles d’affaires en utilisant le numérique et en maximisant les revenus

Plusieurs entreprises ont développé un lien d’affaires avec Microsoft pour réussir leur transformation numérique et en bénéficier, parmi lesquelles Mattel, la Banque TD, Ecolab et Renault-Nissan.

L’IA : un complément à l’intelligence humaine

Jean-Philippe Courtois a profité de sa tribune pour illustrer les trois dimensions de l’influence de l’intelligence artificielle sur les capacités humaines. Microsoft, explique-t-il, ne voit pas l’intelligence artificielle comme une avenue pour supplanter ou remplacer l’intelligence humaine, mais plutôt comme une occasion de l’augmenter, selon les modes suivants :

  • Raisonnement et automatisation, en lui faisant apprendre et tirer des conclusions de grandes quantités de données imparfaites ou imprécises
  • Compréhension, en interprétant des données du monde réel – textes, vidéos, images, voix, etc. – à l’échelle humaine
  • Interface utilisateur naturelle, pour briser les barrières technologiques et communiquer avec les gens de façon naturelle, notamment par la détection de voix et d’émotions

Des occasions d’affaires pour Montréal

Pour Montréal, l’intelligence artificielle représente un formidable chantier de recherche et d’occasions d’affaires. Au niveau mondial, Microsoft estime à 1,2 trillion de dollars les revenus supplémentaires ou transférés grâce à l’intelligence artificielle sur trois ans.

Microsoft voit à Montréal un grand potentiel. En janvier 2017, il a notamment acquis Maluuba, une entreprise montréalaise spécialisée en apprentissage profond. Jean-Philippe Courtois a aussi annoncé que des projets avec l’Université de Montréal (investissement de 6 millions de dollars) et l’Université McGill (un million de dollars) étaient dans l’écosystème de Microsoft et que l’entreprise souhaitait doubler sa recherche et développement faite ici dans les domaines de l’intelligence artificielle et de l’apprentissage profond.

Pour en apprendre plus sur la stratégie de Microsoft en matière d’infonuagique et de transformation numérique : https://news.microsoft.com/cloudforgood/ (en anglais seulement)

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