la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Êtes-vous prêts pour le changement?

L’intelligence artificielle (IA) et la transformation numérique étaient au cœur de la présentation de Jean-Philippe Courtois, président Monde des ventes, du marketing et des opérations de Microsoft, le 15 mai dernier. Dans l’auditoire, quatre étudiants versés dans l’IA de par leur cursus universitaire. Pour eux, l’IA est une réalité avec laquelle ils travaillent chaque jour : deux d’entre eux rédigent un mémoire sur le sujet; un autre apprend à implémenter des algorithmes relevant de cette technologie; une dernière est doctorante en design de jeux vidéo, un secteur riche en IA. Que retient du discours de M. Courtois cette relève bien préparée à la révolution technologique qui s’en vient?

L’IA est partout

Dans les courriels, sur Facebook, dans nos cellulaires… nous utilisons quotidiennement cette forme d’intelligence sans le savoir, ne serait-ce qu’avec Siri, l’application de commande vocale d’Apple pour iPhone. L’IA pénètre également tous les secteurs de notre société :

  • Institutions publiques : Microsoft donnait l’exemple de sa collaboration avec le gouvernement mexicain pour collecter l’impôt auprès des PME et PMI via la plateforme nuagique Azure;
  • Enseignement, notamment dans le domaine de la santé : Jean-Phillipe Courtois citait CAE Santé, qui utilise la réalité augmentée HoloLens pour son simulateur d’échographie 1;
  • Manufacturier : le constructeur automobile Volvo s’est emparé de l’assistant personnel de Microsoft, Cortana; ce système de compréhension cognitif permettra d’analyser les besoins du conducteur et d’anticiper ses besoins.

Enfin, l’IA ne connaît pas de frontières : elle se développe aux quatre coins de la planète, à commencer par Montréal, qui en est l’épicentre mondial.

L’IA n’est pas une menace

Loin de l’imaginaire populaire, qui apparente cette révolution à des films tels que Terminator, l’intelligence artificielle n’a qu’un seul objectif, selon M. Courtois : assister l’homme et non le remplacer. L’IA doit servir à optimiser ce que nous sommes capables de faire actuellement, afin de gagner en temps et en efficacité, à l’aide des nouvelles technologies. Les exemples donnés précédemment (gouvernement mexicain, CAE Santé, Volvo) illustrent précisément ce point. La véritable peur ne réside pas en l’avènement et l’appropriation de ces innovations, mais plutôt dans les bouleversements que ces dernières entraînent au sein des entreprises.

Comment exploiter le potentiel de l’IA chez les entreprises?

En embrassant le virage numérique. Le dirigeant de Microsoft énonçait en effet que 80 % des sociétés seraient perturbées par cette révolution et que 47 % verraient leur modèle d’affaires bouleversé. Une observation qui a servi de prise de conscience aux participants dans la salle.

Les quatre piliers qui président à cette transformation utilisent tous l’intelligence artificielle. Le premier est l’outillage des employés. Comment? Le dirigeant a pris l’exemple de la Banque TD Canada Trust, dont le personnel utilise maintenant Office 365. Quel gain pour l’entreprise? Amélioration de l’expérience des employés, simplification de la manière de travailler et contribution à réduire les coûts de moitié en technologie de l’information 2.

Le deuxième pilier est la réinvention du dialogue entre l’entreprise et sa clientèle, à l’image de Mattel, la société américaine de jouets. Dans un marché très concurrentiel, ce fabricant a souhaité redéfinir son identité via une plateforme d’éducation et de sensibilisation parentales afin d’aider les familles à développer le système cognitif de leurs enfants. Ces produits deviennent ainsi des services, notamment avec Aristotle, la « nounou électronique multifonctions », un assistant vocal qui s’adapte au développement de l’enfant 3.

Le troisième pilier consiste en la transformation des produits, comme c’est le cas dans le secteur de l’automobile, avec Renault Nissan, qui travaille à faire de ses véhicules un service mobile, connecté, intelligent et personnalisé 4.

Enfin, le dernier met en avant l’optimisation des opérations. M. Courtois a illustré son point en citant Ecolab, un fournisseur mondial de solutions d'eau, d'hygiène et de technologie énergétique. Cette entreprise a migré vers le numérique. Résultat? Elle parvient à obtenir en temps réel une intelligence de calcul très précise qui aide ses clients à la prise de décisions 5.

Quel enjeu pour la sécurité et la protection des données?

Cette question, tout le monde se la pose. C’est un sujet d’inquiétude. Jean-Philippe Courtois s’est voulu rassurant en expliquant que lorsque Microsoft collaborait avec les entreprises, le géant informatique n’avait pas accès à leurs données même s’il les gérait. Cependant, l’ouvrage remis à la fin de la conférence, Pour un Cloud fiable, responsable et ouvert, appelle les gouvernements à « établir des normes juridiques afin d’offrir aux utilisateurs les garde-fous légaux qui les rassureront quant à la sécurité de leurs données dans le Cloud 6 ». Il en va de même en matière de politiques et de programmes de sécurité.

L’intelligence artificielle ouvre ainsi des possibilités dans tous les secteurs. Elle demande cependant aux entreprises de se réinventer. Ce billet a été réalisé à partir des témoignages des étudiants suivants : Fabien Amazo (École de technologie supérieure); Laureline Chiapello (Université de Montréal); Philippe Malric (Université de Montréal); Lucas Shorten (École de technologie supérieure).

La participation des étudiants à cette conférence s’inscritdans le cadre du programme Leaders de demain, réalisé avec l’appui de Power Corporation du Canada.

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