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Briser les barrières du commerce en ligne pour encourager les producteurs de bières, de vins et de spiritueux canadiens

Montréal, le 6 décembre 2018— Le Canada se distingue par une industrie du vin, de la bière et des spiritueux en plein essor. Cependant, la population canadienne ne peut pas en bénéficier pleinement en raison de barrières commerciales désuètes qui empêchent la circulation libre des boissons alcoolisées d’un océan à l’autre. Selon le Conseil des grandes villes canadiennes (CGVC), une modification s’impose.

Il y a deux semaines, la Chambre de commerce de la région de Toronto a proposé que les premiers ministres provinciaux et fédéral « brisent la glace » en signant un accord permettant la vente en ligne de boissons alcoolisées locales d’une province à l’autre. Lors de leur réunion ce vendredi, le CGVC et ses partenaires dans le secteur des boissons alcoolisées inviteront les premiers ministres à offrir un cadeau bien spécial aux Canadiennes et aux Canadiens en ce temps des Fêtes : un commerce intérieur vigoureux.

« Les festivités approchent, et les Canadiennes et Canadiens d’un océan à l’autre sont en quête de cadeaux parfaits pour leurs familles et amis. Certains s’exposeront à une lourde amende, voire à une peine de prison, s’ils commandent la bière, le vin ou le spiritueux favori d’un proche à partir d’une autre province. Ce n’est pas la recette idéale pour un joyeux temps des Fêtes », explique Jan De Silva, présidente du Conseil des grandes villes canadiennes et présidente et chef de la direction de la Chambre de commerce de la région de Toronto. « Quiconque enfreint la Loi sur les permis d’alcool en Ontario pourrait être passible d’une amende maximale de 100 000 $ ou être emprisonné pour un an, ou même les deux. La Colombie-Britannique et l’Ontario font partie du même pays. Nous devrions cesser d’imposer des amendes et des peines de prison aux Canadiennes et aux Canadiens pour le simple fait d’essayer le produit d’une autre province. »

Selon un rapport de Statistique Canada publié en mai dernier, la population canadienne a dépensé 22,5 milliards de dollars en boissons alcoolisées en 2017. Ce qui donne à réfléchir. Bien que la bière canadienne représente la majorité des ventes de bière au pays, les importations dans cette catégorie augmentent presque trois fois plus vite que les ventes intérieures, et les importations de spiritueux ont augmenté près de quatre fois plus vite. La part de marché des vins canadiens présente également un potentiel de croissance. Le vin canadien représente un peu plus du tiers du marché canadien, tandis que son analogue américain représente près des trois quarts du marché aux États-Unis.

« Nous avons des producteurs de renommée internationale un peu partout au pays et devrions soutenir leur expansion en autorisant tous les Canadiens et Canadiennes d’âge majeur à commander ces excellents produits », affirme Patrick Sullivan, vice-président du Conseil des grandes villes canadiennes et président‑directeur général de la Chambre de commerce de Halifax. « Notre expérience en renégociation de l’ALENA prouve bel et bien que les Canadiennes et Canadiens appuient le libre-échange. Si nous avons réussi à conclure un marché avec les États-Unis, nous pourrons certainement trouver un moyen de vendre des produits canadiens aux gens d’ici. »

« Le Québec produit un éventail de boissons alcoolisées, notamment des cidres de glace et des bières de microbrasserie qui sont appréciés partout au Canada. L’apport du marché des boissons alcoolisées à l’économie québécoise totalise près d’un milliard de dollars », explique Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. « Nous devrions avoir le droit de commercer librement au Canada. Le secteur des boissons alcoolisées est un des principaux défis en matière de commerce interprovincial, mais nous avons ici une réelle occasion de favoriser la croissance des industries locales tout en offrant aux consommateurs davantage de produits canadiens. »

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À propos du Conseil des grandes villes canadiennes (CGVC)
Fondé en 2015, le Conseil des grandes villes canadiennes (CGVC) est une coalition formée des présidents et des chefs de la direction des huit plus grandes chambres de commerce urbaines régionales du Canada : Brampton, Calgary, Edmonton, Halifax, Montréal, Toronto, Vancouver et Winnipeg. Représentant 52 % du PIB et plus de la moitié de la population du pays, le CGVC collabore à des dossiers d’intérêt national et international ayant une incidence sur la compétitivité de nos régions. Le Conseil se soucie principalement de l’infrastructure, de l’environnement économique, du commerce et des talents.

Pour en savoir davantage :
Matthew Kofsky
Chambre de commerce de la région de Toronto
416 875-4549
mkofsky@bot.com

Julie Serero
Conseillère, Relations médias
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Tél. : 514 871-4000, poste 4042
jserero@ccmm.ca
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