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Budget du Québec 2020-2021 - La Chambre demande au gouvernement de profiter des surplus pour investir dans une croissance durable et baisser les impôts

Montréal, le 4 février 2020 La Chambre de commerce du Montréal métropolitain dévoile aujourd’hui ses recommandations au ministre des Finances, Eric Girard, dans le cadre des consultations prébudgétaires provinciales. La Chambre rappelle l’importance de poser des gestes qui permettront de maintenir le cap sur la croissance à long terme vu la pression majeure liée à l’accès à la main-d’œuvre et la possibilité d’un ralentissement de la croissance économique mondiale.

 

« L’économie du Québec repose depuis plusieurs années sur des bases solides, portées par des investissements privés en croissance et un marché de l’emploi très dynamique. Cette situation, jumelée à une rigueur budgétaire exemplaire, a généré une succession de surplus importants pour le gouvernement du Québec. Dans un tel contexte, il peut y avoir un risque de saupoudrer des augmentations de dépenses publiques. La Chambre demande au gouvernement de s’assurer de prendre des décisions basées sur une vision globale de croissance durable et de profiter de la situation favorable pour alléger le fardeau fiscal des entreprises et des particuliers. Le gouvernement doit profiter de cette marge de manœuvre pour accorder la priorité au financement de projets structurants, dont certains sont essentiels pour que le Grand Montréal puisse continuer d’agir comme une véritable locomotive économique », a affirmé Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

 

Investir ce qu’il faut pour intégrer encore plus d’immigrants et poursuivre la modernisation de nos établissements d’enseignement

« La rareté de la main-d’œuvre préoccupe toujours autant nos entreprises. Le resserrement démographique, la croissance soutenue de nos entreprises et le rôle de plaque tournante qu’occupe la métropole dans certains secteurs, comme ceux du jeu vidéo, de l’aérospatiale et de l’intelligence artificielle, exacerbent cette pénurie. Le gouvernement doit aligner toute son action pour réduire la pression sur le marché de l’emploi. Dans l’immédiat, il faut non seulement investir encore davantage dans l’intégration des immigrants, mais également s’assurer que toutes les ressources requises sont investies efficacement pour que la plateforme Arrima et le Programme de l’expérience québécoise génèrent un maximum de talents disponibles pour l’embauche. Le prochain budget du gouvernement du Québec doit aussi poursuivre le réinvestissement massif requis dans nos établissements d’enseignement – il faut tout faire pour augmenter le nombre de diplômés issus de la formation technique et universitaire et, en même temps, faciliter l’arrimage des programmes de formation avec les besoins actuels et futurs du marché du travail », a ajouté M. Leblanc.

Renforcer la compétitivité de notre base économique
« Le Québec impose à ses citoyens et à ses entreprises un fardeau fiscal nettement supérieur à celui qui prévaut dans les autres provinces. La compétitivité de nos entreprises sur les marchés internationaux continue également d’être soumise aux effets néfastes d’un régime non concurrentiel par rapport à ceux des autres provinces canadiennes et des États-Unis. Le taux de prélèvement sur la masse salariale de 15 % au Québec est le plus élevé au Canada. Toute cette charge fiscale nuit à la compétitivité de notre économie », a mentionné Michel Leblanc.  

« La Chambre demande au gouvernement de réduire la taxe sur la masse salariale à 11 % pour atteindre le niveau de l’Ontario et d’en exempter les PME. Nous demandons également au gouvernement de rehausser les seuils d’imposition afin de les aligner avec ceux des Ontariens et, à terme, de revoir les taux d’imposition afin de s’assurer que le taux marginal d’imposition combiné des particuliers ne dépasse jamais 50 %. Nous appuyons la réforme du dispositif d’appui au développement économique et les objectifs ambitieux fixés par le gouvernement en matière de croissance des investissements et de hausse des exportations. Il faut accorder à Investissement Québec les budgets nécessaires pour bien remplir sa mission, en particulier en ce qui a trait au défi de l’internationalisation des PME de la région métropolitaine et de l’ensemble du Québec », a ajouté M. Leblanc.  

 

Positionner le Québec comme un leader de la lutte aux changements climatiques

« Les coûts liés aux changements climatiques pourraient atteindre 33 milliards de dollars pour le Québec d’ici les 50 prochaines années. La volonté du gouvernement du Québec d’atteindre ses cibles de diminution de gaz à effet de serre doit se traduire par des investissements majeurs en mobilité durable et par un virage vers une économie circulaire. Nous réitérons la nécessité de développer les infrastructures en matière de transport en commun et d’électrification du parc automobile de manière continue et itérative. Nous demandons également au gouvernement d’amorcer les travaux qui permettront d’instaurer, d’ici cinq ans, une taxe kilométrique en remplacement de la taxe sur le carburant. Les revenus de cette taxe devraient être dédiés au déploiement du transport collectif et à l’amélioration du dispositif de transport routier », a déclaré Michel Leblanc.


« La Chambre est convaincue que l’économie du Québec doit amorcer un virage vers les initiatives d’économie circulaire – telles que les filières de recyclage, le reconditionnement, les synergies et les symbioses industrielles – et assurer l’implication du secteur privé. Nous recommandons au gouvernement de créer un nouveau programme pour le financement des initiatives d’économie circulaire, qui suivrait le concept de la supergrappe SCALE.AI, où les investissements des entreprises seraient admissibles à un co-investissement public », a poursuivi M. Leblanc.


Aller de l’avant avec la réalisation de projets structurants pour la métropole

« Montréal a retrouvé, au cours de la dernière décennie, son rôle de locomotive économique du Québec, au bénéfice de l’ensemble de la province. Nous devons nous assurer de poursuivre sur cette voie. Pour y arriver, la Chambre demande au gouvernement de s’engager dans le prochain budget à financer trois projets structurants : la reconversion de l’hôpital Royal Victoria, l’agrandissement du Palais des congrès et la revitalisation de l’Est de Montréal », a conclu Michel Leblanc.

 

Le mémoire de la Chambre peut être consulté en cliquant ici.

 

À propos de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)

Forte d’un réseau de plus de 7 500 membres, la CCMM agit sur deux fronts : porter la voix du milieu des affaires montréalais et offrir des services spécialisés aux entreprises et à leurs représentants. Toujours au fait de l’actualité, elle intervient dans des dossiers déterminants pour la prospérité des entreprises et de la métropole. Avec l’appui de ses experts Acclr, la CCMM vise à accélérer la création et la croissance des entreprises de toutes tailles, ici et à l’international.


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Source : 
Julie Serero
Conseillère, Relations médias 
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
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