Combien de fois avez-vous sérieusement envisagé de vous lancer à l’export… pour finalement mettre le projet sur pause, faute de clarté, de ressources ou simplement de disponibilité?
Et si le véritable frein à l’international n’était pas le marché lui-même, mais plutôt le manque de temps pour structurer une démarche solide?
Exporter ne repose pas uniquement sur une opportunité ou un marché à fort potentiel. Ce qui fait réellement la différence, c’est la capacité d’une entreprise à prendre des décisions éclairées, à sécuriser ses choix et à avancer au bon rythme sans multiplier les essais et erreurs coûteux ni exposer inutilement ses ressources.
C’est précisément là que le service-conseil à l’exportation prend tout son sens : non pas comme un soutien ponctuel, mais comme une véritable fonction export externalisée, capable de s’adapter aux enjeux, aux ressources et au niveau de maturité de chaque entreprise. Mais concrètement, à quoi ça ressemble sur le terrain?
Quand l’export devient une question de structure, pas d’intuition
Prenons le cas d’une PME québécoise du secteur manufacturier agroalimentaire. L’entreprise percevait une réelle opportunité d'exporter vers l'Europe. Conscients que l'exportation ne repose pas sur l'intuition, les entrepreneurs ont structuré leurs démarches grâce au Programme d'accélération du commerce international (PAC) afin de se doter d'un plan d'exportation clair et cohérent.
Une fois le plan achevé, il a fallu activer la stratégie, saisir l'opportunité et exploiter le potentiel de ce marché, mais des questions demeuraient toutefois sur le plan opérationnel :
- À quel prix vendre le produit à l'export? Ce prix est il compétitif à l’international? Assure-t-il une marge suffisante pour que l'exportation en vaille le coup?
- Comment structurer la logistique d'exportation sans impacter les marges, tout en maîtrisant les risques juridiques et fiscaux?
- Quels impacts fiscaux doivent être anticipés avant de signer la première entente de distribution?
- Comment faire en sorte que les opérations soient un succès et minimiser les risques dès le début de la relation avec le partenaire?
Plutôt que d’avancer à l’aveugle ou de multiplier les mandats auprès de consultants spécialisés, l'entreprise a choisi de s’appuyer sur l'expertise de la CCMM en service-conseil à l'exportation, en confiant l'encadrement de sa fonction export à une ressource dédiée.
Le rôle du service conseil : agir comme la ressource export de l’entreprise
Concrètement, notre rôle a été celui d’une ressource export externalisée, intégrée temporairement à l’équipe de direction pour développer une vision holistique du processus d'exportation.
Nous avons d'abord modélisé les scénarios d’exportation en tenant compte des contraintes et des risques propres à l'entreprise, en considérant toujours les attentes et la relation avec le client. Cette approche nous a permis de calculer le prix à l’export selon le mode d'entrée retenu, le nombre d'intermédiaires impliqués ainsi que les différents Incoterms.
Ces calculs et la modélisation de scénarios ont permis de sortir du cadre théorique et de prendre des décisions basées sur des chiffres réels afin de structurer le processus d'exportation. Pour chaque scénario analysé, les risques ont été identifiés et accompagnés de mesures de mitigation adaptées.
Nous avons ensuite accompagné l’entreprise dans ses choix stratégiques afin de l'aider à sélectionner le scénario le plus rentable, mais aussi le plus réaliste opérationnellement et le moins risqué, tout en créant de la valeur pour le client. L’exportation doit viser la fidélisation du client et la récurrence ainsi que s'inscrire dans la durée.
Sécuriser avant d’accélérer
Une fois la stratégie définie, le travail ne s’est pas arrêté là. Le service conseil à l'exportation est également intervenu sur des dimensions critiques du projet, notamment la négociation de l’entente commerciale avec le partenaire étranger, la sélection de prestataires logistiques et juridiques spécialisés, ainsi que la gestion des risques fiscaux afin d'éviter les mauvaises surprises à la suite des premières ventes.
Résultat : une entrée sur le marché sécurisée dès le départ, sans perte de temps ni improvisation, avec une vision claire de la rentabilité et des risques associés.
Gagner du temps… et éviter les erreurs coûteuses
Externaliser sa fonction export, ce n’est pas déléguer ses décisions. C’est se donner les moyens de décider plus vite ‒ et surtout mieux ‒ grâce aux bonnes informations, au bon moment.
Le service-conseil agit comme :
- Un accélérateur de structuration à l’international
- Un filtre stratégique avant de passer à l’action
- Un levier pour limiter les risques liés à la logistique, à la fiscalité ou au positionnement
Concrètement, il transforme une démarche complexe en une trajectoire claire et maîtrisée.
Ainsi, vous pouvez vous concentrer sur votre cœur de métier, tout en développant vos activités à l’international de façon structurée, sécurisée… et performante.
Vous souhaitez passer à l’étape suivante?
Contactez-nous pour échanger sur votre projet et identifier les meilleures opportunités à l’international.
Samira Hanouche
Commissaire à l'international
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
shanouche@ccmm.ca
Félix Gagnon
Commissaire à l'international
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
fgagnon@ccmm.ca