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La Chambre dévoile une feuille de route pour renforcer le secteur de la gastronomie et sa contribution à la relance économique (in French only)

Montréal, le 21 mai 2021 — La Chambre de commerce du Montréal métropolitain a dévoilé aujourd’hui l’étude Chefs et restaurateurs indépendants de la gastronomie québécoise : un levier pour la relance économique de Montréal et du Québec. Ce rapport, réalisé avec l’appui du ministère de l’Économie et de l’Innovation, s’inscrit dans le cadre de Relançons MTL, plus précisément du projet « J’aime travailler au centre-ville » de la Chambre. Il émane de la mobilisation du secteur de la gastronomie et présente les conditions à réunir pour accélérer l’évolution et le développement du secteur de la gastronomie et de la production de niche au Québec.

« Montréal et le Québec sont reconnus internationalement pour le dynamisme de leur scène gastronomique. Celle-ci se distingue par la qualité de ses établissements, la renommée des chefs qui les dirigent, ainsi que la diversité de l’écosystème de production de niche. C’est d’autant plus impressionnant que le secteur de la gastronomie s’est développé de façon organique, sans appui ciblé des gouvernements. La pandémie a toutefois mis à l’arrêt le secteur et ébranlé le capital gastronomique du Québec. Cette étude, entreprise grâce à la mobilisation des chefs de 50 grandes tables montréalaises et québécoises, vise à favoriser le redémarrage et la contribution du secteur à notre économie. Le collectif qui est créé aujourd’hui travaillera avec l’écosystème pour assurer le développement de la gastronomie et son rayonnement, tout en renforçant le positionnement de la métropole et de la province comme une destination gastronomique incontournable en Amérique du Nord. Je tiens à saluer le leadership des chefs mobilisés et du ministre de l’Économie et de l’Innovation, Pierre Fitzgibbon », a déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

« Le secteur de la gastronomie québécoise participe au rayonnement de nos producteurs et de nos entreprises spécialisées dans les produits du terroir. Nous devons mettre en place des moyens d’aider cette industrie afin qu’elle puisse tirer son épingle du jeu et contribuer au développement économique de toutes les régions du Québec. L’étude dévoilée par la CCMM est un pas important dans cette direction, et nous voulons continuer de soutenir cette initiative », a mentionné Pierre Fitzgibbon, ministre de l’Économie et de l’Innovation.

« À l’heure où l’autonomie alimentaire s’impose comme un idéal à atteindre, il convient de rappeler l’apport inestimable des chefs et des restaurateurs dans la mise en valeur des aliments québécois. Leur savoir-faire et leur passion en font de véritables ambassadeurs pour faire rayonner la qualité et la diversité des produits d’ici dans toutes les régions du Québec. En plus de multiplier les occasions pour que les consommateurs puissent savourer les produits d’ici, les activités du secteur de la restauration se distinguent par la proximité des relations d’affaires avec les producteurs et transformateurs locaux. Elles constituent un vecteur de croissance en permettant au secteur bioalimentaire québécois de créer de la richesse, de la valeur ajoutée et des emplois », a indiqué André Lamontagne, ministre de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation du Québec et ministre responsable de la région du Centre-du-Québec et de la Chaudière-Appalaches.

« La crise de la COVID-19 et les mesures sanitaires subséquentes ont été un véritable électrochoc pour notre secteur. Nous avons réalisé que nous n’étions ni mobilisés ni organisés pour assurer le développement de la gastronomie au Québec. Alors que la crise a ébranlé la pérennité du capital gastronomique du Québec, il est impératif d’apprendre de cette épreuve et de poser des gestes forts pour l’avenir de l’art culinaire au Québec », a ajouté Normand Laprise, chef propriétaire du Toqué!

« La gastronomie d’aujourd’hui est le résultat de notre histoire et de notre géographie. L’essor de la culture culinaire québécoise est intimement lié à l’émergence de producteurs de niche, mais aussi au renouvellement constant du bassin de talents, qui vient de partout dans le monde. Aller plus loin demandera à ce qu’on s’organise pour tirer vers le haut l’ensemble de l’écosystème de la gastronomie, avec rigueur, créativité et passion », a poursuivi Charles-Antoine Crête, chef propriétaire du Montréal Plaza.

« La culture culinaire est au cœur de la culture québécoise. On ne peut pas se permettre de perdre le peu de capital gastronomique que nous avons construit au fil des années. Il est temps de développer une intelligence commune dans le secteur, partout au Québec », a poursuivi Colombe St-Pierre, chef propriétaire de Chez Saint-Pierre.

« Ça fait des années qu’on essaie de rassembler pour aller plus loin. Il faut vraiment mettre nos énergies ensemble et arrêter de s’éparpiller. Il faut également convaincre une nouvelle génération de chefs de se lancer dans l’aventure et de poursuivre le développement de la gastronomie québécoise », a conclu Daniel Vézina, chef fondateur du Laurie Raphaël.

L’étude a permis de mettre en exergue plusieurs constats sur le secteur de la gastronomie :  

  • Parmi les ~21 000 restaurants du Québec, ~ 550 sont les principaux moteurs du développement et du rayonnement de la gastronomie québécoise
  • Ces ~550 restaurants ont des revenus combinés de 1,1 G$ et génèrent 18 700 emplois directs
  • Entre 21 % et 34 % de la clientèle de ces ~550 restaurants provient de l’extérieur du Québec, des touristes gourmands qui génèrent des recettes fiscales directes de 82,3 M$ par an pour les gouvernements du Québec et du Canada
  • Ces ~550 restaurants sont au cœur du développement et du dynamisme d’un écosystème de ~350 producteurs de niche, un secteur en pleine croissance qui nourrit les liens entre la métropole et les régions et qui génère des revenus combinés de 199 M$ par an
  • Ces ~550 restaurants jouent également un rôle majeur dans l’adoption de produits d’ici par le grand public, par exemple la valorisation des vins et alcools québécois, en plus d’avoir un effet levier sur le développement des quartiers où ils sont implantés

L’étude a permis de dégager certaines recommandations et pistes de solution, y compris la mise sur pied d’un véhicule de mobilisation pour le secteur de la gastronomie. Ce véhicule, qui serait un hybride entre une grappe, une alliance et une communauté de pratique, aurait comme mission d’accélérer l’évolution et le développement du secteur de la gastronomie et de la production de niche en misant sur la mobilisation et les partenariats pour créer des projets à valeur ajoutée.

Il permettra notamment de :

  • développer l'écosystème des producteurs de niche en renforçant et en structurant leur relation avec les grands restaurateurs afin d’accélérer l’innovation et de faciliter son financement;
  • valoriser et développer les métiers de bouche et, plus spécifiquement, les métiers de cuisine, en partenariat avec les établissements de formation existants;
  • structurer la recherche et développement dans le secteur de la gastronomie, y compris l’accélération de l’utilisation des technologies;
  • rehausser le rayonnement international de la gastronomie québécoise, en partenariat avec les organismes dont il s’agit de la mission première, par exemple Tourisme Montréal.

Pour consulter l’étude intégrale, visitez le site Web de la Chambre.

À propos de l’étude Chefs et restaurateurs indépendants de la gastronomie québécoise : un levier pour la relance économique de Montréal et du Québec
Cette étude a été développée par la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et réalisée par la firme IdéesFX, grâce à l’appui financier du ministère de l’Économie et de l’Innovation. Le projet, qui repose sur la mobilisation du secteur de la gastronomie, a été lancé à l’initiative de Normand Laprise du restaurant Toqué! et Charles-Antoine Crête du restaurant Montréal Plaza. Il s’inscrit dans le cadre du projet « J’aime travailler au centre-ville » de la CCMM.

À propos de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM)
Forte d’un réseau de 8 000 membres, la CCMM agit sur deux fronts : porter la voix du milieu des affaires montréalais et offrir des services spécialisés aux entreprises et à leurs représentants. Toujours au fait de l’actualité, elle intervient dans des dossiers déterminants pour la prospérité des entreprises et de la métropole. Avec l’appui de ses experts Acclr, la CCMM vise à accélérer la création et la croissance des entreprises de toutes tailles, ici et à l’international.

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Source : 
Dominique Talbot
Conseiller, Relations médias
Chambre de commerce du Montréal métropolitain
Tél. : 514 871-4000, poste 4052
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