la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Mise à jour économique – Le Québec en bonne posture pour exceller encore davantage

Quelques semaines seulement après son arrivée au pouvoir, le gouvernement de la CAQ a eu l’occasion de procéder à une mise à jour sur la situation financière et économique du Québec. Il s’agit d’une occasion pour le nouveau gouvernement d’ajuster les priorités et d’amorcer son mandat sur de bonnes bases.
 
Le ministre des Finances du Québec, Eric Girard, a donc profité de son passage à la tribune de la Chambre le 17 décembre 2018 pour faire le point sur les données relevées dans cette mise à jour et présenter les orientations générales qui guideront l’élaboration du prochain budget.

Le 17 décembre, pour la première fois depuis l’élection de l’automne dernier, la Chambre a eu l’occasion de recevoir un membre du cabinet des ministres du nouveau gouvernement. Le ministre des Finances, Eric Girard, s’est ainsi adressé à quelque 600 représentants du monde des affaires au sujet de la récente mise à jour économique et financière du Québec.

Le ministre ne s’en cache pas : les finances ont fait l’objet d’une saine gestion de la part du gouvernement précédent. Les principaux faits saillants de cette mise à jour démontrent un important surplus budgétaire, un taux de croissance du PIB de 1,3 %, une augmentation du taux d’emploi et un bas niveau d’endettement. Le nouveau gouvernement se retrouve donc en bonne position et dispose d’une marge de manœuvre qui lui permettra de faire des choix dans le prochain budget, notamment en matière d’investissement et peut-être même de réduction des impôts.

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Redresser le potentiel économique du Québec

Malgré sa bonne performance au cours des dernières années, le Québec a encore beaucoup de chemin à parcourir. En effet, les Québécois sont 19 % moins riches que la moyenne canadienne et le taux de productivité est de 20 % moindre que dans le reste du pays. De plus, la province est toujours au deuxième rang sur le plan de l’endettement.

Toutefois, le ministre Girard s’est montré non seulement optimiste, mais surtout ambitieux. Il s’est d’ailleurs engagé à augmenter la croissance économique de 1,3 % à 1,8 % au cours des quatre prochaines années.

« Le Québec va très bien et nous voulons l’amener à un autre niveau. Pour ce faire, nous devons aborder des enjeux structurels qui se sont développés au cours des 30 dernières années. Nous avons une opportunité; nous devons faire des progrès dans les cinq prochaines années. Idéalement, ces enjeux-là seront complètement réglés sur un horizon de 10 ans », a déclaré Eric Girard, ministre des Finances du Québec.

Ces enjeux concernent principalement le déficit en investissement, selon M. Girard. Le gouvernement souhaite donc encourager les entreprises à investir grâce à la mise en place d’un taux d’amortissement de 130 % sur les nouveaux investissements en propriété intellectuelle, en logiciels et informatique et en conversion aux énergies propres, ainsi que sur l’achat de machinerie et d’équipement. En outre, le gouvernement prévoit l’harmonisation du taux effectif d’imposition avec la nouvelle politique fédérale d’amortissement accélérée.

La dette et l’éducation au cœur des priorités

Une autre priorité pour le gouvernement consiste à réduire le poids de la dette. Pour ce faire, un investissement de 10 milliards de dollars à partir du Fonds des générations est prévu, ce qui entraînera des économies d’intérêts estimées à près de 300 millions de dollars par année.

D’après le ministre, ces économies permettront de réaliser notamment un programme extrêmement ambitieux en matière d’éducation et de combler le retard du Québec dans ce secteur. D’ailleurs, lorsqu’on lui demande qui est le ministre le plus important du gouvernement, M. Girard est catégorique :

« Ce n’est pas le ministre des Finances. Ce n’est pas le ministre de l’Économie […]. Ce n’est pas le président du Conseil du trésor […]. Le ministre le plus important de notre gouvernement, c’est le ministre de l’Éducation », a-t-il déclaré.

Le ministre a conclu son allocution en réitérant l’importance de faire preuve d’efficacité et de prudence dans la gestion des finances publiques.

« “Good economics leads to good policies” […]. J’ai l’intention de gérer les finances publiques du Québec, vos finances publiques, finalement les services que vous financez, d’une manière prudente », a indiqué M. Girard.

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