la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Entreprises engagées pour contrer le décrochage scolaire : des témoignages encourageants!

Selon Réseau réussite Montréal, le taux de décrochage scolaire à Montréal serait de 18,1 % en 2014, une situation qui s’est nettement améliorée depuis 2009 puisque le taux s’élevait alors à 24,6 %. De plus, Montréal a dépassé la cible ministérielle ces dernières années en matière de diplomation : l’objectif pour 2020 était de 77 %; or en 2015, il s’élevait à 78,1 %. Il reste tout de même du travail à faire auprès des jeunes pour que la situation continue à s’améliorer, car chaque jeune qui décroche est le résultat d’une faille de notre société.

Au cours des dernières semaines, nous vous avons présenté différentes façons d’intervenir auprès des jeunes, notamment par la création de programmes d’intervention portés par une entreprise ou encore par l’établissement de partenariats pour soutenir des organismes liés à la formation des jeunes.

Cette semaine, nous vous présentons des exemples de gestes concrets et simples  posés dans les écoles avec deux témoignages de conférencières qui sont allées directement à la rencontre de jeunes en difficulté pour mieux les aider à persévérer.

À la rencontre des élèves, une expérience humaine et enrichissante 

Emmanuella Michel est présidente de la clinique DPP Sarah-Emmanuella inc. ainsi que de la gamme de jeux éducatifs Cognicorp+. Philanthrope et conférencière à TEDx UQAM, elle a partagé son parcours avec des jeunes de troisième secondaire de l’école Saint-Georges dans l’Ouest de Montréal.

Son expérience avec ces élèves fut pour elle extraordinaire! Ces derniers ont participé activement à la conférence tout en partageant leurs propres expériences et leurs ressentis et en posant des questions intéressantes et touchantes : pourquoi l’école n’apprend-elle pas aux jeunes à penser, à développer l’estime de soi, à s’aimer et à s’accepter au lieu de se concentrer sur les efforts et les notes?

La conférencière a demandé aux élèves pourquoi le taux de décrochage était encore si élevé à Montréal. Les réponses ont été nombreuses et complexes, mais pour ces jeunes, ce sont essentiellement la pression parentale ou celle de la part des professeurs, l’intimidation à l’école, la peur ou encore le stress qui constituent les facteurs du décrochage scolaire.

Pour Emmanuella Michel, cette expérience fut extrêmement enrichissante et humaine. Sa participation a très probablement contribué à enrichir le parcours de ces jeunes, à les aider à persévérer à l’école et à développer une confiance en eux.

« Ces jeunes sont le présent et l’avenir! »

- Emmanuella Michel

Un geste concret pour aider les jeunes à persévérer 

Gyslaine Samson Saulnier était directrice d’un CLSC à Montréal depuis plus de dix ans lorsque, invitée par un collègue, elle a eu l’occasion de partager son cheminement avec des jeunes en phase de questionnement quant à leur maintien ou à leur retour à l’école.

« C’est surtout le désir d’apporter une modeste contribution afin de faire une différence dans la vie de ces jeunes qui m’a guidé »

- Gyslaine Samson Saulnier

Pour Gyslaine, ce sont trois mots-clés qui ont animé sa réflexion lors de ses conférences auprès des jeunes : le sens, la capacité et la reconnaissance. Chaque année, elle participe aux Journées de la persévérance scolaire et, à tout coup, les échanges positifs, le partage de savoirs et de connaissances lui confirment la pertinence de poursuivre ce rendez-vous annuel, de continuer à participer et à aider ces élèves en difficulté.

Cette année, les Journées de la persévérance scolaire se dérouleront du 12 au 16 février 2018.

Dans le prochain billet de blogue, nous vous présenterons le programme Opération retour à l’école de la Chambre.