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Communiqué : Sept organismes d'affaires forment une vaste coalition contre une nouvelle taxe sur le stationnement

Communiqué

COALITION D'AFFAIRES CONTRE LA TAXE
SUR LE STATIONNEMENT


Sept organismes d'affaires forment une vaste coalition
contre une nouvelle taxe sur le stationnement

Montréal, le 4 février 2004 - Réagissant aux propos du président de la Société de transport de Montréal, M. Claude Dauphin, qui réclame du gouvernement du Québec le pouvoir de taxer les stationnements pour combler le déficit de 20,4 millions de dollars auquel fait face la Société, et aux intentions appréhendées du gouvernement du Québec, sept organismes d'affaires ont formé une vaste coalition contre toute nouvelle taxe sur le stationnement.

L'Institut de développement urbain du Québec (IDU Québec), le Conseil québécois du commerce de détail (CQCD), l'Association des propriétaires et administrateurs d'immeubles du Québec (BOMA), le Conseil international des centres commerciaux (ICFC), la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM), l'Association de l'industrie du stationnement de Montréal (AISM) et la Fédération des chambres de commerce du Québec (FCCQ) opposent un NON catégorique à toute velléité du gouvernement du Québec de permettre aux villes de 100 000 habitants et plus de taxer les stationnements.

Pour la Coalition, une nouvelle taxe sur les stationnements à la laquelle réfléchit le ministre des Finances du Québec, M. Yves Séguin, s'ajouterait à une multitude de taxes et impôts déjà prélevés sur les espaces de stationnement. «Ces taxes et impôts comptent jusqu'à 60 % du coût total d'un stationnement extérieur au centre-ville de Montréal. De plus, cette nouvelle taxe augmenterait le fardeau fiscal des Québécois qui est déjà le plus élevé du Canada», a déclaré le président de l'IDU, M. Pierre Cléroux.

«Les Québécois sont déjà trop taxés et une taxe sur le stationnement ajouterait un nouveau fardeau aux propriétaires, aux locataires et aux utilisateurs de stationnement et pourrait agir comme un frein à la vitalité des centres-villes et, de façon générale, à la santé du commerce de détail», a affirmé de son côté le président du Conseil québécois du commerce de détail,
M. Gaston Lafleur.

Enfin, selon le président de l'Association des propriétaires et administrateurs d'immeubles du Québec (BOMA), M. Jean-Pierre Marion, «les propriétaires d'immeubles sont déjà obligés, en vertu des exigences réglementaires municipales, de prévoir un certain nombre d'espaces de
stationnement dans leurs immeubles. Il est donc indécent qu'en plus de leur avoir imposé une telle contrainte, on vienne les taxer».

La Coalition s'oppose donc fermement à l'adoption d'une taxe sur le stationnement payant ou non-payant, au centre-ville ou en périphérie des grandes villes du Québec.

Financer le transport en commun autrement

Si cette taxe a pour but le financement du transport en commun, affirme la Coalition, il faut rappeler que le désengagement du gouvernement du Québec au cours des dix dernières années, est en grande partie responsable des problèmes de financement du transport en commun.

Le gouvernement doit donc revoir ses priorités et réinvestir dans le transport en commun. Il doit également porter un regard exhaustif sur l'efficacité actuelle des services de transport en commun et favoriser les partenariats avec le secteur privé, comme on l'a fait dans certaines grandes villes américaines, afin de progressivement mettre en concurrence des services
de transport en commun comme solution aux besoins de financement.
«Les gouvernements ont trop souvent et trop longtemps réglé les problèmes en taxant davantage. Aujourd'hui, le niveau très élevé du fardeau fiscal des contribuables québécois doit les convaincre de choisir d'autres solutions», a dit M. Cléroux.

Selon les membres de la Coalition, il est finalement difficile de comprendre que le gouvernement libéral qui, en décembre 2002, dans l'opposition officielle, s'était vigoureusement opposé à la mise en vigueur d'une taxe sur le stationnement, en voit maintenant les vertus.

La Coalition contre la taxe sur le stationnement entend mener diverses activités pour faire connaître son opposition à tout projet de nouvelle taxe sur le stationnement. Un mémoire a déjà été déposé auprès du ministre des Finances dans le cadre de ses consultations prébudgétaires. Des rencontres ont également été demandées à divers ministres responsables du dossier. Enfin, les membres des sept organismes seront également invités à faire connaître leur opposition au projet.

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Renseignements:
Pierre Cléroux
Tél. : (514) 866-3625, poste 24
Cellulaire : (514) 774-8438