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Étude « Comparer Montréal » - 5e édition - L'emploi en TI dans le Grand Montréal : une croissance qui s'accélère, mais un marché sous tension (in French only)

Montréal, le 15 décembre 2021 – La création d’emplois dans le secteur des technologies de l’information (TI) s’est accélérée plus rapidement dans le Grand Montréal que dans plusieurs autres métropoles nord-américaines au cours de la pandémie, mais des défis majeurs se profilent à l’horizon alors que la ville fait face à une concurrence de plus en plus vive pour attirer talents, entreprises et investissements. Voilà l’une des principales conclusions de la 5e édition du rapport Comparer Montréal dévoilé par l’Institut du Québec (IDQ), Montréal International et la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Pour évaluer l’ampleur de cette situation, l'étude se penche sur le marché montréalais de l’emploi en TI et le compare à celui de 13 autres métropoles nord-américaines similaires en termes de population et de nombre de travailleurs en TI. 

« Avec le virage numérique qui s’accélère, toutes les industries misent actuellement sur les professionnels en TI pour maintenir et développer les systèmes indispensables à leur croissance, explique Emna Braham, directrice adjointe à l'Institut du Québec (IDQ). Dans ce contexte, la rareté de talents est un risque fort préoccupant pour toutes les organisations. D’autant plus, qu’avec le déploiement massif du télétravail, ces experts peuvent désormais exercer partout dans le monde sans même bouger d’ici. » 

Plus spécifiquement, l’étude révèle qu’entre 2016 et 2020, le nombre de professionnels en TI a augmenté de 30 000 dans la métropole québécoise. Cette hausse s’est d’ailleurs accélérée au cours de la pandémie alors que le travail à distance a dû être déployé massivement et rapidement. Ainsi, le nombre de ces professionnels névralgiques à la bonne performance des entreprises a bondi de 15,7 % entre 2019 et 2020, ce qui positionne, à ce chapitre, Montréal au premier rang des métropoles nord-américaines de l’étude. Néanmoins, la moitié des professions en TI demeurent actuellement en déficit de main-d'œuvre, une tendance qui risque de s’étirer à moyen terme. 

Des talents très en demande

Ainsi, Montréal fait face à une certaine tension en ce qui concerne le recrutement de professionnels en TI. Bien que le taux de postes vacants en TI y soit plus faible que dans d’autres secteurs d’activité, il demeure plus élevé (2,7 %) que dans les autres métropoles canadiennes. Précisons toutefois qu’à l’aube de la pandémie, ce nombre augmentait plus rapidement dans la métropole québécoise qu’ailleurs au pays. 

« En raison du rôle stratégique que ces experts sont appelés à jouer dans l’essor de notre économie, attirer et retenir les talents s’avère donc de plus en plus essentiel pour les entreprises d’ici, soutient Christian Bernard, vice-président, Talents internationaux, Intelligence d’affaires et Communications à Montréal International. C’est pourquoi, nous redoublons actuellement d’efforts pour stimuler le recrutement à l’international et ainsi bonifier le bassin de talents local. »   

Des salaires compétitifs

Les talents montréalais sont particulièrement attrayants pour les employeurs d’ici et d’ailleurs. Sur le plan de la rémunération, les salaires horaires offerts (32 $ en moyenne) sont, en règle générale, plus faibles qu’à Toronto (36 $) ou à Vancouver (38 $) et le coût de la vie y est plus bas. Un atout qui avantage l’attraction d’entreprises sur le territoire montréalais, mais qui incite aussi à porter une attention particulière au possible recrutement de nos talents par des entreprises basées ailleurs. 

Professionnels en TI : des besoins partout

Chose certaine, les professionnels en TI ne manqueront pas de travail dans les prochaines années. « Comme les entreprises s’appuient de plus en plus sur des systèmes et des outils informatiques pour se développer, bon nombre de postes à pourvoir ont été remplacés par des professionnels en TI, indique Emna Braham. À ce chapitre, notre étude révèle que dans l’ensemble du Québec, plus de la moitié (58 %) de la croissance de l’emploi en TI s’explique par cet effet de substitution. Un important changement de paradigme à considérer ! » 

Pistes de réflexion pour tirer le plein potentiel de Montréal

Les enjeux de main-d’œuvre et de talents sont plus que jamais au cœur du développement économique de Montréal comme des autres métropoles. « Il est donc impératif que la croissance du secteur des TI soit soutenue par des choix politiques ambitieux, affirme Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain. Les recommandations présentées dans ce rapport corroborent d’ailleurs plusieurs demandes formulées depuis longtemps par le milieu des affaires, à commencer par l’immigration comme une des solutions clé. Il faut dès maintenant réduire les délais de traitement des demandes, et ainsi faciliter l’attraction et la rétention de talents étrangers. »

Pour relever ce défi de taille, les auteurs suggèrent également de miser sur la formation, d’aider les organisations à faire face à la concurrence accrue pour les talents et enfin, de s’assurer que Montréal demeure une métropole attractive. Voici quelques pistes de réflexion qu’ils proposent : 

  • Éducation et adaptation de la main-d’œuvre : Augmenter l’acquisition de compétences numériques d’une plus grande part de la population et investir davantage dans l’enseignement des TI, notamment au niveau universitaire. Il faut, entre autres, s’assurer que les nouveaux diplômés favorisent l’adoption des outils numériques en organisation en augmentant l’acquisition de compétences essentielles (p. ex. : adaptabilité, vulgarisation de concepts techniques).
  • Immigration : Régler rapidement les délais administratifs dans la gestion des dossiers d’immigration, tant permanente que temporaire, sans quoi le Québec pourrait devenir moins attractif face aux talents internationaux qui sont sollicités par d’autres grandes métropoles. Réviser les critères d'évaluation pour l'octroi de permis d'études afin de diminuer le taux de refus des candidatures d'étudiants internationaux vers le Québec. 
  • Attraction et rétention des talents en TI : Soutenir la fonction Gestion des talents, notamment dans les PME pour les aider à, d’une part, mieux anticiper et planifier leurs besoins en main-d’œuvre et, d’autre part, attirer, intégrer et retenir les groupes sous-représentés au sein des TI, en premier lieu les femmes.
  • Attractivité de Montréal : Miser sur l’innovation et le savoir-faire local en TI notamment en déployant rapidement dans la métropole les projets de zones d'innovation à haute intensité en TI et continuer à promouvoir Montréal à l’international. 

Les TI à Montréal en 2020

  • Nombre de professionnels en TI à l’emploi : 163 800
  • 6,6 % de l’emploi total à Montréal
  • Croissance de l’emploi entre 2016 et 2020 : 3,5 % en moyenne par année
  • Taux de postes vacants : 2,7 % (3,3 % pour l’ensemble de l’économie du Grand Montréal)
  • 32 $ salaire offert moyen 

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Pour en savoir plus

Téléchargez le rapport : Comparer Montréal : Les défis du marché du travail pour les TI

 

À propos de l’Institut du Québec

L’Institut du Québec est un organisme à but non lucratif qui publie des recherches et des études sur les enjeux socioéconomiques contemporains du Québec. Il vise à fournir aux autorités publiques, au secteur privé et à la société civile les outils nécessaires pour prendre des décisions éclairées, et ainsi contribuer à bâtir une société plus dynamique et prospère.

www.institutduquebec.ca | @InstitutduQC

 

Source :

Liette D’Amours

Responsable des relations avec les médias

514 649-2347

liette.damours@comredac.com

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