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Communiqué : Les nouveaux CHUM et CUSM : apport de 3,5 milliards $ dans l'économie de la région de Montréal

Communiqué

 

Les nouveaux CHUM et CUSM : apport de 3,5 milliards $ dans l'économie de la région de Montréal

 

Montréal, le 12 février 2003 - La Chambre de commerce du Montréal métropolitain inquiète du retard dans le démarrage de la construction des centres hospitaliers universitaires (CHU), presse l'Université McGill et l'Université de Montréal de présenter leurs projets finaux, afin que le gouvernement du Québec puisse octroyer les budgets permettant de débuter très rapidement les travaux.

 

La Chambre craint que le projet ne voie jamais le jour si les décisions ne sont pas prises rapidement. Un tel dénouement handicaperait sérieusement la compétitivité de l'agglomération urbaine de Montréal, laquelle jouit actuellement d'un élan important.

 

Un projet réfléchi

 

Travaillant à partir de l'hypothèse que le coût pour les centres s'élèvera à 1 milliard de dollars chacun, la Chambre évalue que leur réalisation entraînerait, au-delà de l'investissement requis pour la construction, des retombées économiques supplémentaires de près de 1,5 milliard de dollars pour un apport total d'environ 3,5 milliards de dollars dans l'économie du Québec, dont la majeure partie dans la grande région de Montréal.  (Analyse économique du projet de construction des CHU) et  (Lettre au premier ministre)

 

«Il est vrai que 2 milliards de dollars peut sembler, à prime abord, une somme colossale pour la construction de centres hospitaliers universitaires. Cependant, il importe de faire preuve de transparence et de situer ces chiffres dans leur contexte. Un tel investissement devrait normalement être amorti sur une période de 40 ans. Or, cela porterait l'investissement des contribuables à moins de 200 millions de dollars par an, soit moins de 1,2 % du budget annuel de 17 milliards de dollars alloué à la santé par le gouvernement du Québec. Lorsqu'on prend ces chiffres en considération, il devient alors possible de dédramatiser la situation et de constater qu'un tel investissement, considérant les retombées majeures qu'il engendrerait, devient nettement plus attrayant», de dire le président permanent de la Chambre, monsieur Benoit Labonté.

 

«Au yeux de la Chambre, la réalisation des projets du CHUM et du CUSM sont d'autant plus des investissements nécessaires et pertinents, que la recherche biomédicale et les biotechnologies font partie des secteurs où la région Montréal excelle. Ainsi, investir 200 millions de dollars annuellement dans la compétitivité d'un secteur déjà identifié comme un pilier de l'économie du Grand Montréal nous apparaît tout aussi valable que de consacrer la même somme en crédits d'impôt destinés à créer des emplois dans les secteurs de la nouvelle économie, à travers des programmes tels que les Cités du multimédia et du commerce électronique», de rajouter Benoit Labonté.

 

Le prix d'attendre

 

«Remettre inutilement ces inévitables investissements, équivaudrait à nous condamner à payer plus cher plus tard, à éroder inéluctablement l'attrait de la région de Montréal dans le domaine des biotechnologies et à abdiquer une position de leader en recherche biomédicale.  Cela ne ferait  qu'encourager l'exode de médecins à l'étranger, diminuant ainsi l'offre de soins de qualité disponible pour l'ensemble du Québec», a dit le président de la Chambre.

 

À l'inverse, la construction des CHU est susceptible de générer des investissements supplémentaires. Un de ceux déjà anticipés est bien évidemment l'investissement de 100 millions de dollars que les Shriners prévoient faire dans leur hôpital de Montréal si le gouvernement du Québec démarre rapidement le projet. D'autre part, 59 % des emplois dans le secteur des biotechnologies dépendent d'entreprises étrangères qui ont investi dans l'agglomération urbaine de Montréal, attirées par la masse critique qui prend forme dans ce secteur.

 

«Ce sont là des arguments de poids pour inciter le gouvernement à investir dans ce domaine afin d'aider l'agglomération urbaine de Montréal à demeurer compétitive, lui permettre de conserver ses acquis et attirer chez nous des entreprises stratégiques et de la main-d'œuvre spécialisée désirant s'établir dans un réel centre d'excellence en biotechnologies et en recherche médicale», a poursuivi Benoit Labonté.

 

«Pour la Chambre, il est clair que les projets des CHU constituent des investissements majeurs dans le développement d'une expertise montréalaise et québécoise en soins de santé de pointe. Un investissement majeur, certes, de la part du gouvernement, mais combien porteur pour le développement économique des secteurs de la santé et des biotechnologies et pour la cohérence et la cohésion des actions prises sur le territoire de la grande région de Montréal. Un investissement, en fait, qui va bien au-delà des 3,5 milliards de dollars de retombées économiques que nous anticipons déjà», de conclure Benoit Labonté.


La  Chambre de commerce du Montréal métropolitain compte au-delà de 7 000 membres. Sa mission première est de représenter les intérêts de la communauté d'affaires du Grand Montréal. Ses objectifs : être en tout temps pertinente pour ses membres, crédible auprès du public et influente auprès des gouvernements et des décideurs.

 

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Source :

Isabelle Hudon

Vice-présidente, Stratégies et communications

Chambre de commerce du Montréal métropolitain

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