la Chambre de commerce du Montréal métropolitain

Ubisoft Lumen : aider les entreprises technocréatives à passer au prochain niveau

 


 

Participer à l’essor de l’écosystème entrepreneurial local afin de faire rayonner les talents d’ici est une évidence pour Ubisoft, et ce, depuis sa fondation. Après avoir soutenu des centaines de start-ups et de PME québécoises du secteur technocréatif au cours des dernières années, le géant du divertissement montréalais prend un nouveau virage avec son programme Ubisoft Lumen. Les détails de cette nouvelle offre avec Francis Baillet, vice-président, affaires corporatives d’Ubisoft.

Contribuer à l’écosystème entrepreneurial local

Ubisoft a dans son ADN l’esprit entrepreneurial. Chaque ouverture de studio, chaque projet de jeu vidéo est un nouveau départ qui s’accompagne forcément d’une prise de risque. De type intrapreneurial, ces idées sont au cœur de la créativité du géant du divertissement et confèrent à ce dernier une compréhension de ce que peuvent vivre les start-ups ainsi que les petites et moyennes entreprises qui souhaitent se développer. Fort de ce constat, Ubisoft a commencé, dès 2014, à s’impliquer auprès d’entrepreneurs québécois relevant du domaine technocréatif afin de les faire bénéficier de son expertise. C’est ainsi que l’organisation s’est associée à des initiatives telles que Les créatifs ♥ le futur Mtl inc. (mentorat d’une entreprise en démarrage, dans le cadre de Je vois Montréal), InnoBahn Ubisoft (événement créé conjointement avec la Chambre visant à propulser des solutions innovantes de start-ups dans de grandes entreprises) et, plus récemment, la Série Indie Ubisoft (présentée par la Banque Nationale, cette compétition destinée aux studios indépendants offre aux gagnants de l’accompagnement, des ressources financières et un réseau de distribution pour leurs jeux vidéo). À cela s’ajoutent de nombreuses collaborations avec des entreprises de toute envergure, comme Behaviour Interactif, Audiokinetic, D-Box… Le but de cette démarche? « Nourrir le talent d’ici, notamment la relève, pour qu’il rayonne à l’international et en attire d’autres », explique Francis Baillet. L’aspect collaboratif de cette stratégie permet aussi à l’entreprise d’en retirer des occasions d’affaires.

Ubisoft Lumen : propulser les entreprises sur la scène internationale

« Ubisoft Lumen nous permet d’officialiser ce que nous faisions déjà – le mentorat et le partage d’expertise ainsi que les propositions de partenariats – en ajoutant un nouveau volet : celui de capital de risque », synthétise M. Baillet. L’idée est d’injecter 5 millions de dollars dans des projets d’entreprises québécoises en croissance, qui ont fait leurs preuves et qui désirent prendre leur envol à l’international. Pour ce faire, et n’étant pas spécialisé dans le capital de risque, Ubisoft s’est associé à White Star Capital (WSC). Pourquoi un tel choix? « Nous cherchions une entreprise au réseau mondial, mais dirigée par des leaders québécois, afin que les décisions soient prises ici. WSC répondait à ces critères et, petit plus, son cofondateur, Jean-François Marcoux, a une expertise dans le domaine technocréatif puisqu’il a cofondé Ludia, une entreprise de jeux vidéo dont Ubisoft a été l’un des premiers clients », répond Francis Baillet.

Grâce à ce partenariat, les start-ups et PME de l’industrie technocréative ont désormais accès à une offre complète, quel que soit leur stade de développement, et ce, aussi bien à l’échelle provinciale qu’à Montréal, à Québec ou à Saguenay, où Ubisoft a ses bureaux. Un indicateur de performance quant à la réussite de ce nouveau programme sera de voir une PME réussir dans ses projets mondiaux, faisant par la même occasion rayonner le talent et le savoir-faire du Québec.

Cas à succès : Dialogue

Depuis janvier 2018, déjà deux entreprises ont profité des fonds du programme, dont Dialogue. Cette dernière, qui offre des services de santé virtuels pour le milieu des entreprises (et dont Ubisoft a été un des premiers clients), a bénéficié des trois piliers du programme. « Avoir Ubisoft comme partenaire, ça nous permet de croître avec d’autres grandes entreprises au Québec et à l’extérieur de la province », explique Anna Chif, cofondatrice de Dialogue. La start-up a d’ailleurs décroché au printemps dernier un financement de 12 millions de dollars provenant en partie de White Star Capital et de quatre autres institutions financières.

Ubisoft Lumen démarre en force avec plus de 350 partenariats d’affaires recensés pour l’année 2017 et 85 entreprises technocréatives. Parmi ces dernières, on compte Thunder Lotus Games, qui est spécialisée dans la création de jeux vidéo et gagnante de la Série Indie Ubisoft présentée par la Banque Nationale. Grâce à cette distinction, l’équipe a pu bénéficier d’accompagnement en utilisant notamment les services du laboratoire expérience utilisateurs d’Ubisoft pour son jeu Sundered. « Un tel mentorat, ça vaut de l’or », affirme William Dubé, fondateur et président-directeur général de l’entreprise. Autre expérience similaire avec Meduzarts, un studio d’animation 3D et effets spéciaux : « C’est toujours bon d’avoir un partenaire local qui nous aide à propulser des propriétés à l’international », explique son producteur exécutif, Victor-A. Rainville.

Pour rejoindre ce programme, Francis Baillet n’a qu’un conseil à donner aux entreprises : « Tout commence par une relation humaine. Souvent, on ne se doute pas qu’une technologie peut être intégrée dans un jeu vidéo, et pourtant, avec des ajustements, il se peut que ce soit fort possible. L’important est donc de se rencontrer et d’avoir une bonne connexion. Ce qu’on recherche au bout du compte, c’est un rapport gagnant-gagnant ».

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